Je pense à mille choses, mais je n’arrive plus à suivre
Tu relis trois fois la même phrase. Quelqu’un te parle, tu écoutes, mais tu penses aussi au message auquel tu dois répondre, au rendez-vous à déplacer et au truc qu’il ne faut surtout pas oublier. Lequel, déjà ?
Tu as l’impression de penser tout le temps, mais plus vraiment d’arriver à te concentrer.
Alors tu te demandes s’il te faudrait une meilleure organisation, un peu plus de discipline ou une nouvelle application. Une de plus, celle qui va enfin tout régler. Sauf qu’avant de rajouter quelque chose à ta liste, j’aimerais qu’on regarde ce qui se passe.
Table des matières
- « Je n’arrive plus à me concentrer », ça veut dire quoi pour toi ?
- Quand tu as l’impression de devoir penser à tout
- Quand tu es là, mais que ton esprit est ailleurs
- Ton corps a aussi sa place dans la discussion
- Par où commencer, sans te rajouter un programme ?
- Comment on peut regarder ça ensemble
À retenir
Le stress, la fatigue ou des difficultés de santé peuvent perturber l’attention. Ne plus réussir à se concentrer ne suffit donc pas à savoir pourquoi cela arrive. Le premier pas consiste à regarder depuis quand, dans quelles situations et avec quelles conséquences, puis à chercher un accompagnement adapté si nécessaire.
« Je n’arrive plus à me concentrer », ça veut dire quoi pour toi ?
Quand une personne me dit ça au cabinet, j’entends d’abord qu’elle se sent dépassée. Mais je ne sais pas encore par quoi.
Est-ce que ta to-do list est tellement longue que tu passes d’une chose à l’autre sans savoir par où commencer ? Est-ce que tu gardes tout dans ta tête pour être sûr·e de ne rien oublier ? Est-ce que tu n’arrives plus à gérer ton agenda, à suivre une conversation ou à étudier comme avant ?
Ou est-ce que tu te retrouves devant quelque chose que tu dois faire, mais que tu n’y trouves plus beaucoup de sens, d’envie ou d’élan ?
La phrase est la même, mais ce qu’elle raconte de ton quotidien peut être très différent. C’est précisément ce que j’ai besoin de comprendre avant de te proposer quoi que ce soit.
Quand tu as l’impression de devoir penser à tout
Il y a cette petite phrase qui peut prendre beaucoup de place : « Si je ne le fais pas, personne ne le fera. »
Alors tu anticipes, tu vérifies, tu te rappelles les choses pour toi et parfois pour les autres. Même pendant une conversation, une partie de ton attention reste occupée à ne pas perdre le fil de tout ce qui t’attend ensuite.
La question devient : qu’est-ce que tu essaies de garder en tête pendant que tu voudrais te concentrer sur autre chose ?
Peut-être que tu portes effectivement trop. Peut-être que tu as de l’aide, mais que tu as du mal à lui faire confiance. Peut-être aussi que tu as déjà demandé du relais et qu’il n’est pas venu. Je ne vais pas te dire de « lâcher prise » sans regarder ce qui se passerait concrètement si tu le faisais.
Le stress peut s’accompagner de difficultés de concentration, d’oublis et de tensions musculaires. Cela ne veut pas dire que tout vient du stress, mais c’est une piste à regarder dans son contexte. Source : NHS.
Quand tu es là, mais que ton esprit est ailleurs
Dans ce que j’observe, il arrive aussi que la question du sens prenne beaucoup de place. Tu fais ce qu’il faut faire, mais ton esprit divague vers tout autre chose.
Est-ce que cette difficulté apparaît surtout dans certaines tâches ? Est-ce que tu arrives encore à t’intéresser à ce qui te plaît habituellement ? Depuis quand as-tu l’impression de fonctionner comme ça ?
Ces questions permettent d’explorer la situation. Elles ne permettent pas, à elles seules, de conclure que tu dois changer de travail, te forcer davantage ou simplement prendre des vacances.
Une perte d’intérêt qui s’installe peut aussi mériter un avis médical, notamment lorsqu’elle s’accompagne d’une humeur basse ou d’autres changements dans ton quotidien. Ce serait trop facile de tout ranger dans la case « manque de motivation ». Source : NHS.
Ton corps a aussi sa place dans la discussion
Chez certaines personnes que j’accompagne, ce débordement va avec un corps très tendu : nuque, épaules, sensation d’être contracté·e, mouvements moins confortables. Chez d’autres, ce tableau n’est pas présent.
Je regarde donc aussi ce que tu ressens dans ton corps, comment tu dors et ce qui a changé pour toi. Une tension ne me donne pas la cause de ton manque de concentration. Elle fait partie des informations que tu m’apportes.
La fatigue, la douleur, l’anxiété ou la dépression peuvent notamment affecter l’attention. C’est pour cela que je garde toujours en tête les limites de mon accompagnement. Source : Cambridge University Hospitals.
Par où commencer, sans te rajouter un programme ?
La prochaine fois que tu te surprends à penser « je n’arrive plus à me concentrer », essaie de préciser la phrase avec un moment concret.
« Je n’ai pas suivi la conversation parce que je pensais à tout ce que je dois faire ce soir. » Ou : « Je suis devant mon cours depuis vingt minutes et je relis le même passage. » Ou encore : « Cette tâche ne m’intéresse plus et je cherche toutes les occasions de faire autre chose. »
Tu peux simplement noter cet exemple, le moment où il s’est produit et ce qui occupait ta tête. Pas besoin de commencer un nouveau tableau de suivi que tu vas ensuite te reprocher de ne pas remplir.
Le but est d’avoir quelque chose de précis à explorer, seul·e ou avec une personne qui peut t’aider. Tu trouveras aussi un autre point de départ dans l’article Je me sens mal alors que tout va bien : par quoi commencer ?.
Comment on peut regarder ça ensemble
Chez Rituel’équilibre, à Bienne, la première séance est un temps de parole pour comprendre ta situation et voir si mon accompagnement correspond à tes besoins. Si ce que tu décris appelle un avis médical ou un autre suivi, je te le dirai. Une difficulté nouvelle, persistante, qui s’aggrave ou qui gêne nettement ton quotidien mérite d’être discutée avec un·e médecin.
Lorsque mon accompagnement est adapté, nous explorons ce que tu portes, ce qui te manque et ce qui pourrait changer concrètement. Selon tes besoins, nous pouvons ensuite envisager du coaching, des thérapies manuelles ou de la réflexologie. Le choix se construit avec toi ; je ne pars pas du principe qu’une méthode va résoudre ton manque de concentration.
Tu peux découvrir comment se déroule la première séance ou prendre rendez-vous si tu souhaites qu’on commence à faire ce tri ensemble.






